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Petit guide pratique des Philippines et des Visayas

Vue aérienne de l'île de Kalanggaman aux Philippines

Quelle est la meilleure période pour partir en voyage aux Philippines ? Faut-il un visa ? Faut-il faire une demande de permis international pour conduire un scooter sur place ? A quoi peut-on s’attendre niveau plongée sous-marine ? Nous avons passé un mois entier aux Philippines, à plonger dans les Visayas (Sogod Bay, Bohol, Siquijor, Dauin, Malapascua), nous avons pas mal de réponses à toutes les questions qu’on se posait avant de partir. Il est de temps de partager tout ça avec vous.

Nous avons réuni dans ce petit guide pratique tout ce qu’on a pu récolter comme infos et le « résultat » de nos propres expériences, en espérant que cela facilite l’organisation de votre voyage aux Philippines, et votre visite dans les Visayas.

Vous ne savez pas par quel bout commencer pour préparer votre itinéraire ? Vous aimeriez savoir combien coûte un repas aux Philippines ? Une plongée ? Ou vous vous demandez quel budget vous devez prévoir pour vous loger ? Nous avons consacré un article entier à notre itinéraire et à notre budget (logement, nourriture, plongée). Il est tout à fait possible d’adapter cet itinéraire à une période de 2 ou 3 semaines en fonction de la durée de votre voyage dans les Visayas.

Carte des Philippines et des Visayas


Les Philippines en (très) bref

Quelle langue parle-t-on aux Philippines ?

La langue officielle est le filipino et il existe de nombreux dialectes régionaux. Le filipino comporte un certain nombre de termes inspirés de l’anglais et de l’espagnol, et se base sur le tagalog. L’anglais est enseigné dès le plus jeune âge, et est utilisé partout. Vous n’aurez aucun mal à communiquer avec les locaux si vous maîtrisez quelques mots d’anglais.

Astuce

Si vous utilisez Google Traduction, vous ne trouverez pas le filipino. Il faudra sélectionner le tagalog.

Nous n’avons pas appris le filipino avant de partir et l’anglais a fait l’affaire durant tout le voyage, mais les yeux des Philippins que nous avons rencontrés s’illuminaient à chaque fois qu’on faisait l’effort d’échanger des mots très basiques avec eux…

  • Bonjour / Comment allez-vous ? -> Hello / Kumusta ?
  • Merci -> Salamat
  • Au revoir -> Paalam
  • La conception de l’expression « S’il vous plaît » est complexe et impossible à connaître sans parler filipino, le plus simple est de le dire en anglais (please).

Combien d’heures de décalage horaire ?

Pendant l’heure d’été en Suisse: + 6 heures de décalage (à midi à Genève, il est 18h à Manille). Pendant l’heure d’hiver en Suisse: + 7 heures de décalage (à midi à Genève, il est 19h à Manille)

Les Philippines sont situées sur un seul fuseau horaire, UTC+8.

Quelle est la religion dominante ?

90% de la population est chrétienne. Les 10% restants se partagent entre l’Islam et le Bouddhisme.

Quelle est la devise du pays ?

La monnaie officielle aux Philippines est le piso (ou peso) philippin (PHP). Il existe des pièces de 1, 5 et 10 PHP, et des billets de 20, 50, 100, 200, 500 et 1000 PHP. Le piso philippin est assez fluctuant, mais 1€ représente environ 60 PHP.

Nous avons utilisé l’application du convertisseur XE.com pour avoir les équivalents en euros sur notre téléphone pendant le voyage. L’application fonctionne hors connexion (mais il faut se connecter à internet pour mettre à jour le taux de change).

A chaque fois que nous avons changé de l’argent, on a logiquement reçu beaucoup de billets de 1000 PHP (1000 PHP représentant environ 15€) et nous avons remarqué que beaucoup de petits commerçants avaient rarement la monnaie. On a donc toujours fait en sorte de « liquider » nos grosses coupures pour payer au restaurant ou à l’hôtel. Il est possible de demander des petites coupures au moment de changer des euros, mais en fonction du montant que vous changez, ça peut représenter des liasses de billets très épaisses…

Quel type de prise électrique ? Faut-il un adaptateur ?

La majorité des prises que nous avons vues sont des prises électriques avec fiches plates, de type A ou B (standard américain). Parfois certains prises étaient compatibles avec notre standard européen (type C) mais pas toutes. Un adaptateur est donc indispensable. Nous trimballons avec nous depuis pas mal d’années maintenant notre adaptateur universel SKROSS. En plus de pouvoir être utilisé un peu partout dans le monde, il a 2 ports USB, ce qui est super pratique quand on a plusieurs appareils à charger en même temps. On peut y brancher des appareils à prise européenne ET à prise suisse.

Faut-il un visa pour entrer aux Philippines ?

Pour les citoyens suisses, français, ou belges, un visa n’est pas nécessaire pour tout séjour inférieur à 30 jours, sur présentation d’un passeport valable 6 mois après la fin du voyage aux Philippines, et d’une preuve de sortie du territoire (billet d’avion de retour ou de continuation du voyage). Cette preuve de sortie vous est demandée au moment d’embarquer pour les Philippines, à votre point de départ, et l’embarquement peut vous être tout simplement refusé si vous ne pouvez pas prouver que vous avez déjà pris vos dispositions pour quitter les Philippines dans les délais du visa.

Vous pouvez prolonger votre séjour de 29 jours (ou plus) en faisant une demande à un bureau d’immigration présent dans la majorité des grandes villes. Comptez environ 3000 PHP si vous vous y prenez plus d’une semaine à l’avance, et 4000 PHP si c’est moins d’une semaine en avance.

Ces informations sont données à titre indicatif. Vérifiez toujours les informations mises à jour par les sites officiels compétents.

Plage de Siquijor aux Philippines

Visayas: comment se rendre à Cebu ?

Arriver à Cebu en avion

Cebu est le point névralgique des Visayas et possède le deuxième plus grand aéroport international des Philippines, après Manille.

Depuis l’Europe, Emirates assure un vol direct jusqu’à Cebu (via Dubai) mais le vol est logiquement plus cher que les vols avec escale.

Les autres compagnies aériennes imposent de multiplier les escales et de passer au moins par Manille, Hong Kong ou encore Singapour. On est quand même partis avec Emirates et pour la différence de prix entre le billet direct pour Cebu et le billet pour Hong Kong, on s’est arrêtés 5 jours à Hong Kong ! On y a constaté que les produits électroniques sont quasi 2 fois moins chers qu’en Europe. C’est notre carte bancaire qui n’a pas trop aimé… Mais ça rentre pas dans le budget voyage ça, non ?

Puisque l’escale en Asie est quasi-obligatoire, ça peut être très intéressant de prendre un billet depuis l’Europe vers une des grandes villes asiatiques, puis de prendre un billet avec une compagnie asiatique (low-cost ou pas) vers Cebu. C’est à chaque fois des vols quotidiens, les prix sont donc rarement exorbitants et il est possible de gagner quelques euros en évitant de prendre l’ensemble de son voyage avec la même compagnie (puisqu’elles se font souvent une assez grande marge sur le vol local vers Cebu). Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas, mais ça vaut le coup de vérifier. Si vous optez pour l’option vol local en low-cost, n’oubliez pas de vérifier les franchises bagages, souvent limitées à 20 kilos.

Arriver à Cebu en ferry

Il est possible de prendre un ferry depuis Manille. La compagnie de ferry la plus connue pour ce trajet est 2GO Travel, et il faut compter environ 24 heures de trajet et 2000 PHP par personne.

Santé: faut-il des vaccins particuliers ?

Aucun vaccin n’est obligatoire mais il est toujours bon de faire un contrôle et de demander conseil à son médecin traitant ou au service de médecine tropicale d’un hôpital. On a l’habitude de consulter le site Safetravel.ch avant chacun de nos voyages.

Prévoyez une trousse de secours assez bien fournie: désinfectant, pansements, paracétamol… Nous n’avons pas vu beaucoup de pharmacies. On touche du bois, mais on n’a jamais été malades après avoir mangé, et on n’a pas eu beaucoup de moustiques (à Siquijor et Malapascua uniquement).

Changer ou retirer de l’argent aux Philippines, le parcours du combattant ?

Gérer son argent lorsqu’on voyage aux Philippines, voilà un sujet largement abordé sur les blogs de voyage… On a eu un petit coup d’angoisse quand on a lu qu’on allait pas trouver de distributeurs de billets, que très peu d’établissements (hôtels et restaurants) n’acceptaient la carte de crédit, que c’était difficile de trouver où changer de l’argent… Chance ou pas, en 1 mois de vadrouille, on n’a eu aucun problème. Mais avec tout ce qu’on avait lu sur internet, on s’est quand même baladé avec pas mal de liquide sur nous…

Alors, faut-il prendre de l’argent liquide sur soi ? Retirer des pesos philippins sur place ? Ou changer son argent dans un bureau de change ?

D’après notre expérience, et si nous devions le refaire, nous vous donnerions les conseils suivants :

  • Payez un maximum votre logement par carte de crédit, PayPal ou virement bancaire, en vous renseignant en avance avec l’hôtel sur les moyens de paiement acceptés. La majorité des hôtels acceptent les paiements par carte de crédit, mais font payer la commission aux clients. Ca représente entre 3 et 5% de la note totale. Via PayPal, les frais de PayPal sont aussi à la charge du client. La « sécurité » a un coût. En payant en liquide sur place, on ne paie pas de frais, mais on prend le risque de perdre ou de se faire voler son argent avant de payer (même si en prenant des précautions basiques, cela devrait être facilement évité).
  • Gardez votre cash pour payer vos repas au restaurant. Quand on connaît ce que coûte un repas aux Philippines, ça ne représente pas grand chose.
  • Si vous prévoyez de plonger, contactez le centre de plongée vers lequel vous avez prévu d’aller pour savoir comment vous pouvez payer. Certains centres de plongée acceptent les pré-paiements, d’autres la carte de crédit ou PayPal. Cela fait encore ça de moins à prévoir en liquide.
  • Une fois les deux plus grands pôles de dépenses déjà réglés (ou trois, si vous plongez), le mieux est de partir avec du liquide (euros, francs suisses…) sur soi, et de le changer en pesos au fur et à mesure, en fonction des besoins et des activités prévues.

Visiblement, le taux de change est plus avantageux aux Philippines qu’en Europe. Nous avons changé de quoi tenir une semaine à notre arrivée à l’aéroport de Cebu, puis à chaque fois que nous avions besoin nous passions à un bureau de change Palawan Pawnshop. Si vous ne vous éloignez pas des villes, vous en trouverez un, ils sont partout (c’est également un bureau de prêt sur gage pas mal utilisé par les locaux). Le passeport est nécessaire pour pouvoir changer son argent et les billets que vous changez ne doivent pas être déchirés ou tâchés (attention aux marques de trombone qui rouille… on s’est fait avoir). Le taux de change nous a paru correct comparé au convertisseur de notre téléphone, et nous n’allions de toute façon pas courir tous les bureaux de change pour gagner 0.50€…

Palawan Pawnshop d'Alona

Nous n’avons pas eu à retirer au distributeur de billets. A part à l’aéroport de Cebu et à Panglao (Bohol), nous n’avons pas vu beaucoup d’ATMs… Et de ce qu’on a pu lire sur internet, le montant quotidien qu’il est possible de retirer est limité à 10’000 PHP (150€ environ), et il y a une commission de 250 PHP par retrait. Ce n’est donc vraiment pas une option intéressante d’après nous.

Enfin, sachez qu’il est interdit d’arriver aux Philippines avec plus de 50’000 PHP sur soi (environ 800€) (information officielle).

Prendre les transports aux Philippines

L’organisation de nos déplacement pour ce voyage aux Philippines nous a un peu fait des noeuds dans la tête, et puis finalement, tout s’est très bien passé. Il faut juste oublier nos standards et se mettre à l’heure philippine. A savoir que ça roule assez mal et qu’il y a beaucoup de tricycles qui ralentissent en permanence la circulation. Pour vous donner un ordre d’idée, il faut environ 3 heures pour faire les 130 kilomètres qui séparent le port de Cebu au petit port de Maya, en direction de Malapascua, au nord.

Le taxi

En sortant de l’aéroport, vous verrez deux types de taxi, les taxis blancs et les taxis jaunes. Les deux utilisent un taximètre mais les taxis jaunes sont rattachés à l’aéroport et plus chers. Prenez un taxi blanc, tout en vous assurant que le chauffeur lance le taximètre (taximeter en anglais). Pour vous donner un ordre d’idée, nous avons payé 280 PHP pour aller de l’aéroport au Pier 1 (où se trouvent les ticketing office pour OceanJeat et SuperCat 2Go) et ça nous a pris 45 minutes (en début d’après-midi). Le chauffeur a demandé 300 PHP et on a accepté d’arrondir, mais il n’y a aucune obligation.

Il est possible également de prendre un taxi au bord de la route et de négocier un prix fixe pour de plus grands trajets. C’est ce qu’on a fait en sortant de notre ferry de nuit quand on est arrivés de Dumaguete pour aller à Malapascua. Il était 6 heures du matin, on a eu la flemme de tenter l’aventure bus Ceres et en 2 minutes on a trouvé un taxi. On a « négocié » 3000 PHP pour le trajet Cebu-Maya (le prix de base était de 3500 PHP, ce qui semble être le prix proposé aux touristes). Impossible de savoir combien ça nous aurait coûté avec le taximètre. Peut être moins 🙂

Le tricycle

Le tricycle n’a rien de folklorique aux Philippines. C’est même l’un des moyens de transport le plus utilisé par les Philippins. C’est assez inconfortable et surtout très bruyant, mais c’est aussi une expérience très sympa. On a eu l’occasion de se déplacer en tricycle à plusieurs reprises, les conducteurs sont toujours à l’affût et c’est toujours pratique pour les petits déplacements.

Nous vous renvoyons à notre article consacré à notre itinéraire et à notre budget si vous voulez avoir une idée de combien peut coûter un trajet en tricycle.

Le bus

On ne vas pas pouvoir en dire beaucoup sur le sujet car finalement, nous n’avons pas pris le bus du tout… On avait prévu de le prendre pour les grands trajets, surtout pour Cebu-Maya, mais finalement, le budget étant respecté, on a préféré gagner en temps et en confort et on a pris un taxi. Pour ce que nous savons des bus aux Philippines:

  • Préférez les bus Ceres, facilement reconnaissables à leur couleur jaune. Ils vont à peu près partout dans les Visayas et semblent les plus fiables. Certains ont la clim, d’autres non.
  • Tous les bus n’ont pas forcément de soute. Si vous avez un gros sac à dos, prévoyez de payer un ticket de plus pour poser votre sac à côté de vous.

Le ferry

C’est le moyen de transport incontournable si vous bougez un minimum dans les Visayas. Et autant on en sait peu sur les bus, autant on est devenus incollables sur le ferry (on l’a pris une dizaine de fois sur différentes lignes et avec plusieurs compagnies). On y a donc consacré un article entier pour vous donner toutes les infos et conseils utiles.

Où trouver les horaires de ferry ? Quoi faire de ses valises ? Combien coûte en moyenne un billet de ferry ? Nous répondons à pas mal de questions dans l’article consacré à ce moyen de transport inévitable aux Philippines.

Conduire aux Philippines: faut-il un permis international ? Quel est l’état des routes ?

En tant que touriste ne restant pas plus de 30 jours sur le territoire philippin, le permis international n’est pas obligatoire (les règles changent si vous êtes résident). Mais il faut absolument garder sur soi son permis national en cas de contrôle. Nous ne connaissons pas si les règles sont les mêmes pour la location d’une voiture, mais pour ce qui est du scooter, on nous a demandé notre passeport et notre permis national à l’hôtel. N’oubliez pas le casque.

On a passé une journée sur les routes à Bohol pour aller voir les Chocolate Hills et les tarsiers depuis notre hôtel de Panglao, et une journée à Siquijor. D’une manière générale, on a trouvé les routes en très bon état et bien, bien larges. On insiste sur la largeur des routes car aux Philippines, on double même si celui d’en face arrive vite. Parce qu’à 3, ça passe ! Oubliez tous vos standards de conduite et adaptez vous rapidement à ceux des Philippins: on roule doucement, et il n’y a que ce qu’il se passe devant qui importe.

Astuce

Pour vous repérer sur les routes, téléchargez l’application Nokia Here, puis la carte des Philippines. Vous pourrez ensuite l’utiliser hors connexion. N’oubliez pas votre batterie externe pour charger votre téléphone si vous partez toute la journée 🙂

Internet aux Philippines : faut-il acheter une carte SIM locale ?

Internet aux Philippines, c’est pas jo-jo… Le réseau 3G/4G fonctionne de manière très aléatoire, tout comme le WiFi des hôtels et des restaurants. Mais on vous conseille quand même de prendre une carte SIM locale pour ne pas dépendre uniquement du WiFi.

Globe et Smart sont les deux acteurs de la téléphonie mobile. La question n’est pas de savoir lequel est le meilleur, mais de savoir lequel est le moins pire (ça, ça ne vient pas de nous, mais c’est tout à fait vrai). Du coup, comme beaucoup de voyageurs, on a pris les deux.

A l’aéroport, on a pris une carte de 8 Go pour 999 PHP (environ 15€) chez Globe, et chez Smart, on a juste pris la carte SIM qu’ils proposent gratuitement et qui contient 700 Mo. Les 8 Go nous ont tenu le mois entier. Si vous avez besoin de recharger votre carte SIM, il faut aller dans une des (très) nombreuses petites échoppes à la banderole Globe (ou Smart).

Gardez bien en tête que ce n’est pas parce que l’hôtel marque sur internet qu’il a le WiFi que vous l’aurez dans votre chambre. Parfois, le WiFi n’est disponible qu’à la réception (et la connexion n’est pas bonne).

Quelle est la meilleure période pour un séjour aux Philippines ?

Il n’y a pas qu’une seule réponse, puisque les Philippines, c’est quand même 7’000 îles réparties sur 300’000 km2. D’une manière très générale, la meilleure période (c’est-à-dire celle où il y a le moins de pluie) est de novembre à mai. Ces deux mois sont souvent les mois de « transition » entre la saison sèche et la saison humide. Ca signifie moins de touristes mais quand même de bonnes chances d’avoir du beau temps.

Les îles qui bordent le Pacifique sont souvent sous la pluie même durant la « bonne » saison. D’ailleurs, la haute saison à Siargao, c’est de mars à octobre donc hors de la soi-disant « meilleure » période.

Notre jolie planète perd malheureusement la tête et il est devenu de plus en plus difficile de déterminer la « meilleure » période. Les Philippines se visitent toute l’année mais chaque région possède sa période la plus agréable, alors un conseil, regardez dans quelle partie des Philippines vous voulez aller, trouvez 2 ou 3 sites internet d’hôtels sur place bien conçus et regardez à quel moment de l’année ils conseillent de venir. Et évitez autant que possible la saison des typhons entre août et octobre, surtout si vous prévoyez de voyager sur la bordure Est du pays, la plus exposée.

Nous sommes partis dans les Visayas pendant 1 mois entre le mois d’avril et le mois de mai. Nous avons eu 2 jours de pluie à Siquijor. C’est tout !

Quelle est la meilleure période pour plonger aux Philippines ?

Vous pouvez plonger toute l’année aux Philippines. Encore une fois, en fonction d’où vous prévoyez de plonger, il peut être prudent d’éviter la saison des typhons entre août et octobre. Le vent peut être fort et les conditions de l’eau moyennes jusqu’en janvier/février. Les conditions semblent être les meilleures entre février et mai. Tout ça n’est que de la théorie, pour avoir une idée plus juste, le mieux est de contacter un centre de plongée dans la région que vous visez et de demander l’avis de ceux qui plongent tous les jours sur les sites.

Plonger dans les Visayas, à quoi s’attendre ?

Quelle est la température de l’eau ? Quelle combinaison de plongée prendre ?

La température de l’eau oscille entre 26° et 29° (janvier/février étant les mois où l’eau est la plus fraîche). Pendant nos plongées, l’eau était entre 27° et 29° à 20 mètres. Nous avons plongé avec nos combinaisons longues 3mm mais sur 1 mois de plongée on a eu souvent froid en fin de plongée.

Quelle est la visibilité ?

Nous avons toujours eu une visibilité à +20 mètres, à part à Malapascua où certaines plongées étaient assez bouchées… (+10 mètres grand max) Oui les plongeurs en lac, on vous voit rigoler derrière votre écran…!

Plongée sous-marine aux Philippines

Qu’est ce qu’on peut voir sous l’eau ?

On trouve du petit comme du grand aux Philippines, c’est ce qui fait le charme de ce pays… Dans les Visayas, si vous êtes amateur de macro, vous trouverez votre bonheur à Dauin, à Siquijor, et à Sogod Bay (dans notre ordre de préférence). On y trouve une quantité incroyable de frog fishes (poisson crapaud) de toutes les tailles et de toutes les couleurs, des harlequin shrimps (crevette arlequin), des robust ghost pipefishes (poisson-fantôme robuste), et des espèces de nudibranches d’une diversité assez peu croyable…

Si vous aimez les fonds coralliens, Dauin est toujours une option car c’est l’un des points de départ pour les day trips vers Apo Island (où vous pouvez dormir aussi). Les plongées autour d’Apo Island sont magnifiques, plutôt sur des parterres des coraux durs et mous.

Balicasag et Doljo sont de très jolis sites depuis Panglao (Bohol). Vous y verrez les poissons tropicaux « classiques » (mais toujours aussi beaux !), des tortues, et si vous êtes chanceux, le requin baleine…

Malapascua est inévitable si vous voulez voir le thresher shark (requin renard). Tous les centres de plongée de Malapascua organisent des plongées quotidiennes à Monad Shoal, si bien que c’est impossible de ne pas le voir. Si vous voulez éviter de vous retrouver à 20 plongeurs à genoux derrière une corde, contactez plusieurs centres pour leur demander le déroulement de ce genre de plongées : certains se contentent de « poser » les plongeurs derrière la corde quand d’autres réalisent une vraie plongée où l’on longe le « tombant » en attendant le requin renard. On a plongé à Malapascua avec le centre de plongée Evolution (centre britannique) et pour le coup on a eu de la chance. On a eu à chaque fois un super guide avec lequel on s’est « baladés » toute la plongée.

Nous ne sommes finalement pas allés à Moalboal, mais tous ceux qui y plongent sont fascinés par le sardine run, cette boule compacte de sardines toujours présente dans les environs. Ca a l’air de valoir le coup, en tout cas les images sont impressionnantes.

Si vos vacances sont plutôt courtes et que vous cherchez des plongées variant entre macro sur sable et récif corallien, nous vous conseillerions d’aller à Sogod Bay ou à Siquijor. En plus d’offrir de très belles plongées, les deux endroits sont assez préservés du tourisme de masse, c’est donc assez calme. Et le requin baleine est souvent de passage à Sogod Bay (mais Siquijor offre plus de choses à faire en dehors de la plongée).

Le requin baleine aux Philippines

Le requin baleine, c’est un peu notre Graal. Ca fait un petit moment qu’on met les chances de notre côté pour le croiser, mais Dame Nature fait sa difficile 🙂 On prend notre mal en patience…

Le requin baleine est très présent aux Philippines. Donsol est surnommé la « capitale mondiale du requin baleine », mais c’est à Sogod Bay que la rencontre avec ce géant de mer se fait de la manière la moins envahissante pour l’animal (d’après l’ONG philippine LAMAVE ).

La « saison » du requin baleine dans la région du Leyte du Sud (Sogod Bay) s’étend de novembre à mai. Nous y avons passé une semaine mi-avril et nous n’avons pas croisé sa route…

Si vous prévoyez un voyage aux Philippines et que vous cherchez à voir un requin baleine, vous entendrez sûrement parler d’Oslob, et vous trouverez 1’001 articles sur internet là-dessus, dont beaucoup vous interdisant presque d’y aller. Nous nous tiendrons aux faits.

Jusqu’en 2011, Tan-awan, n’était qu’un petit village de pêcheurs comme tant d’autres à côté d’Oslob. Un jour, un plongeur a voulu attirer un requin baleine en le nourrissant. Et ça a marché. La communauté de pêcheurs a rapidement compris que cette « découverte » pourrait changer leur vie. Ils ont commencé à répandre du zooplancton dans l’eau tous les matins, pour attirer les requins baleine. Progressivement, le commerce a pris forme, et les tours opérateurs et les resorts ont pu commencer à vendre des rencontres avec le requin baleine « 100% garantie ». Désormais, les pêcheurs, devenus « guides » gagnent 10 fois plus que ce qu’ils gagnaient en pêchant. Et entre 500 et 1000 touristes armés de leur perche à selfie se mettent à l’eau chaque jour à quelques centimètres des requins (quand ils ne sont pas carrément dessus). Les requins baleine, qui normalement suivent une route migratoire, s’arrêtent à Oslob pour manger ce zooplancton tombé du ciel. Ils restent plus de temps à la surface qu’en temps normal, ce qui augmente leur température corporelle et leur niveau de stress. Niveau de stress qui influe sur leur croissance et leur système immunitaire. L’éco-système autour du village est totalement chamboulé, pollué par un surplus de nutriments. On a donc d’un côté une population locale qui vit plus dignement grâce au requin baleine, et de l’autre, une espèce au comportement biaisé, dont on ignore les conséquences à long terme. Chacun fait son choix en son âme et conscience. De notre côté, on n’a pas vraiment réfléchi, Oslob n’a jamais été une option, et vous devinerez assez facilement qu’on ne cautionne pas cette activité. En tant que voyageur et en tant que touristes, on a déjà une assez grosse empreinte sur l’environnement. Alors s’il faut qu’on attende encore 10 ans avant de plonger aux côtés du requin baleine, on attendra…

On vous invite à lire l’article de The Diplomat dans lequel nous avons trouvé certaines des informations que nous venons de donner.

Et si après tout ça vous avez encore des questions, laissez-nous un commentaire pour qu’on en discute !

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Commentaires 2

    1. Post
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      Bonjour Sophie,
      C’est vraiment une destination superbe, on confirme ! Avec les rizières, les plages, les fonds marins, les Philippins qui sont adorables… Il faudrait des mois pour découvrir tout ça ! On espère y retourner aussi 🙂 En tout cas on ne peut que vous conseiller d’y aller !

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